Approfondir ses connaissances en culture passe, en grande partie, par les livres (et moi, les livres, j’aime ça, alors ça tombe bien). Des livres de photographes qui rassemblent leurs oeuvres, mais aussi sur des sujets qui concernent la photographie en générale. Depuis plusieurs mois, j’en ai acquis quelques dizaines qui m’ont permis de réfléchir sur ma pratique, ce que j’aime et sur ce que je veux exprimer. Dans cet article, je souhaite vous présenter les 3 livres les plus importants, ceux qui m’ont ouvert les yeux et ont changé beaucoup de choses.

« Vers la lumière » de Thomas Hammoudi

Tout part de ce livre numérique. Je l’ai acheté pendant le confinement, sans hésiter une seconde, car il parle exactement de ce que je ressentais à l’époque : le fait de tourner en rond, de ne plus être inspirée ni motivée et donc, ce sentiment de ne plus avancer dans ma pratique. Au fil des chapitres, j’ai appris à relativiser, à accepter ma photographie et prendre du recul. Il y a une partie entière consacrée à un travail d’introspection, de réflexion autour de soi et de sa pratique et ce que la photographie représente pour nous. « Vers la lumière » est écrit d’une façon très personnelle, où parfois Thomas Hammoudi ne mâche pas ses mots, ce qui m’a permis de me sentir proche de l’écrivain et du sujet qu’il traite. Mais surtout, de comprendre rapidement et facilement le message qu’il souhaitait faire passer.

Je vous le conseille vraiment si vous avez l’impression de stagner dans votre pratique et que vous êtes prêts à mettre de côté la technique pour rentrer au plus profond de la photographie : celui de la culture et de soi-même. La technique est un moyen, mais ce n’est pas le seul et surtout, ce n’est pas le plus important, pour devenir un photographe accompli ! Et je ne parle pas de « bon » ou « meilleur » car comme vous le verrez dans ce livre, ce n’est que subjectif. L’objectif réel, c’est d’être heureux dans sa pratique et ne pas se considérer comme « bon » ou « meilleur ».

Ce livre a été pour moi un point de départ et m’a ouvert les yeux et l’esprit sur un monde inconnu qui me faisait peur, parce que je ne savais pas par où commencer (je vous en parlais dans un article précédent).

« Inside Japan » de Roberto Badin

Je ne me rappelle plus si j’avais découvert ce photographe via la chaîne YouTube de Thomas Hammoudi ou non, mais je sais que j’avais visionné l’interview de Roberto Badin par Laurent d’Apprendre la Photographie. J’ai tout de suite compris que j’étais sur la même longueur d’onde que Roberto Badin. Outre le fait que je me passionne pour le Japon et que son livre « Inside Japan » présente des images de ce pays, j’étais vraiment en phase avec la majorité de ses paroles. J’avais aperçu quelques unes de ses photos et elles me plaisaient beaucoup, car elles rassemblaient de nombreuses choses que j’apprécie en photographie (courbes, lignes de fuites, architecture…). Je me suis donc pressée pour acheter son livre et le découvrir sans plus attendre, avant les vacances.

Je n’ai pas été déçue : les images m’ont tout de suite plu. Récemment, je l’ai ressorti et regardé une nouvelle fois, plus précisément. Cette fois-ci, j’ai compris : c’est le style photographique qui me définit. Avant de perdre mon inspiration, je faisais beaucoup de photos d’architecture, notamment moderne, avec des lignes de fuite, des courbes… ce sujet me motivait. Du coup, ce livre a ravivé la flamme en moi et me faire revenir à mes premiers amours. C’est donc pour moi une très grande avancée pour retrouver ma voie photographique.

Les livres de la collection Photopoche d’Actes Sud

Et plus précisément le premier que je me suis procurée, celui sur Duane Michals, un photographe contemporain américain. Avec une série de plusieurs photos qui se suivent, il créé des histoires. Certaines possèdent du texte associé, d’autres n’ont en pas besoin pour comprendre ce qui se passe. Il traite de sujet comme l’amour, la religion, la vie, la condition humaine ou encore la mort. Ses photos sont en noir et blanc, ce qui colle très bien à l’ambiance qu’il souhaite donner à ces courtes histoires. En soi, ces petits récits ne m’inspirent pas, même si je les trouve très bien réalisés et menés.

Ce que ce livre a changé pour moi, c’est le fait que oui, la photographie peut aussi être complétée par d’autres univers. Une image n’a pas besoin de rester que sous la forme d’une banale image. Avant de découvrir Duane Michals, j’avais dans mes photos, certaines qui m’inspiraient plus que d’autres des histoires. Moi qui aime écrire, je me suis dit que je pouvais peut-être avancer sur ce terrain mais je ne savais pas comment ni si cela marcherait. Ce photographe m’a donc prouvée que je ne dois pas avoir peur de me lancer sur ce terrain-là. Il me montre que je peux lier l’écriture à la photographie et c’est ce que j’ai déjà commencé à faire sur ce blog.

Je vais donc continuer dans cette voie, via les articles et les petites histoires romancées ou poétiques que je vous proposerai dans la catégorie « Histoires » ou sur mes réseaux sociaux.


Depuis plusieurs mois, tous les livres que j’ai achetés m’ont aidée dans ma réflexion, afin de retrouver ma voie photographique. Ces trois-là m’ont le plus inspirée et ont changé la façon dont je vais pratiquer ma photographie à partir de maintenant. Grâce à eux, j’ai pu prendre du recul et comprendre qu’en photo, il faut toujours se faire plaisir, rester soi-même, suivre ses instincts et ne plus avoir peur d’exprimer ce que nous aimons.