Le mois dernier, j’ai participé à un cours avec Graine de Photographe sur la streetphotography (ou photographie de rue). Il s’agit de capturer des moments et des émotions de la vie quotidienne, avec une présence humaine implicite ou explicite. Contrairement à ce que l’on pourrait penser au départ, ce ne sont pas des images du street art.

Moi et la photographie de rue

Photographe amateur passionnée de lignes, de courbes et de cadrages, je suis davantage à l’aise avec les paysages urbains. Je préfère les images d’architecture contemporaine, moderne ou de nature. Je m’amuse en ville avec les monuments historiques. Les humains ne sont pas au centre de mes photos. S’ils s’y trouvent, c’est bien parce que je n’avais pas le choix que de les inclure (touristes, passants…).

Cette fois-ci, l’objectif du cours était d’apprendre à sublimer les personnes dans leur environnement. Une tâche difficile pour moi qui suis de prime abord assez timide. Il y a des moments où je n’ose pas aller vers les autres pour leur parler, d’autant plus lorsqu’il s’agit de les prendre en photos. Surtout aujourd’hui, ce n’est pas facile avec le droit à l’image. En suivant ce cours photographie de rue, je souhaitais sortir de ma zone de confort et essayer de me sentir plus à l’aise en photographiant des gens.

Beaubourg comme scène

Un samedi après-midi ensoleillé et le parvis du Centre Pompidou. Voilà la recette du jour pour l’apprentissage de la streetphotography. Il y avait beaucoup de monde, des situations intéressantes avec des personnes qui revenaient de la Manifestation pour le Climat, des filles qui voulaient se prendre en photos pour leurs comptes Instagram ou encore, les danseurs du Bystreetcrew. J’ai également demandé à des personnes qui m’ont attirée l’œil comme par exemple un monsieur à la moustache à l’ancienne, des poissonniers colorés et sympathiques, un jeune homme à la veste stylée et à la mode…

Les Champs-Elysées ravagés

Mon cours s’est déroulé le même jour où les gilets jaunes cassaient des kiosques ou le très célèbre Fouquet’s. Ainsi, pour continuer mon entraînement à la photographie de rue, je suis partie la semaine suivante sur les Champs-Elysées et j’ai pu constater les dégâts. De nombreuses personnes venaient également pour prendre des photos. J’ai croisé la route d’un homme qui a perdu son œil plusieurs semaines auparavant et qui criait sa colère contre le gouvernement à un journaliste présent. Ma petite réussite du jour a été de demander à des jeunes filles bien apprêtées et en couleur qui ont accepté que je les photographie.


Néanmoins, je ne suis pas très à l’aise. Je dois encore m’améliorer pour immortaliser de réelles émotions, de vrais moments. Pour l’instant, mes photos de rue – à mon sens – ne sont pas bien construites et n’évoquent pas grand-chose. Je partage toutefois avec vous celles que j’ai faites pendant ces deux jours.